La Commission européenne souhaite mettre en place une stratégie d’encadrement sur l’utilisation de l’intelligence artificielle en partie pour les PME. Cette décision a été présentée mercredi 25 avril à Bruxelles.

Si l’intelligence artificielle est en train de changer le monde et ses habitudes, l’Europe veut en être un acteur international incontournable. Selon le communiqué, cette initiative se base sur trois volets : l’investissement, la formation et l’éthique.

Selon le vice-président pour le numérique de la Commission européenne Andrus Ansip, les secteurs publics et privés de l’Union européenne doivent investir au moins 20 milliards d’euros d’ici 2020. À cela s’ajoute un investissement de 1,5 milliard durant les deux prochaines années dans le programme de recherche et d’innovation « Horizon 2020 » et dans l’utilisation de l’intelligence artificielle à travers notamment le projet de conception d’une « plateforme d’IA à la demande ». Le but est de favoriser la propagation de l’IA en Europe pour les PME, les entreprises non technologiques et le secteur public.

La Commission européenne a également abordé le terrain de la formation. En effet, selon le communiqué, elle souhaite voir une modernisation des systèmes d’éducation et de formation des États européens. Elle soutient également « les transitions sur le marché du travail en s’appuyant sur le socle européen des droits sociaux » et les programmes nationaux. En parallèle, elle surveille les questions éthiques qu’engendre l’IA.

Si certains pays se sont déjà lancés, dont la France qui a affirmé vouloir investir 1,5 milliard d’euros dans la promotion de l’IA, toutes ces propositions ne seront pas concrétisées avant la fin de l’année, lorsque la Commission présentera son plan sur l’IA impliquant tous les États membres. Celui-ci évoquera en partie la transparence des algorithmes et la responsabilité et l’équité.