En 2016, Elon Musk, PDG de la société Tesla rencontrait Mobileye pour négocier l’acquisition de leurs capteurs afin de les ajouter à leurs modèles de voitures autonomes. Deux ans plus tard, c’est avec Cortica, une autre start-up israélienne qu’il discute pour une potentielle acquisition ou un investissement.

Si les technologies cartographiques de Mobileye se basent sur des objets prédéfinis comme les feux de circulation ou les panneaux de signalisation, Cortica débarque avec une précision supplémentaire : l’utilisation des pixels de l’image pour ancrer et cartographier. Cette start-up israélienne fondée en 2007 sur la base de recherches menées au Technion à Haïfa, peut être complémentaire à Mobileye. Cortica possède un atout considérable, à savoir le partage d’expérience accumulé entre véhicules ou systèmes.

Visant à « hacker » le cerveau humain, la start-up a produit un algorithme qui imite la façon dont l’information y est traitée. Le co-fondateur et PDG de Cortica a souligné l’existence d’une grande quantité d’informations à générer par véhicule et par jour, nécessitant donc des machines avec un cerveau autonome accumulant de l’expérience à l’image d’un cerveau humain. Cette « ingénierie inverse », qui a directement intéressé Elon Musk, doit être capable de collecter et identifier des informations de base liées à son environnement.

Cortica a déjà levé des fonds pour un montant total de 70 millions de dollars et a fait tester son produit à trois grandes entreprises de l’industrie automobile. La start-up a également évoqué sa recherche d’un partenaire pour son développement, à laquelle Tesla semble être le parfait candidat.