Une convention de coopération relative à la recherche et à l’innovation dans le domaine de la défense a été signée entre le LIST, Luxembourg Institute for Science and Technology et la secrétaire d’Etat à la Défense, Francine Closener, le 21 mars dernier. Le budget de cette convention s’élève à 5 millions d’euros sur 5 ans. Les différents projets et programmes communs de recherche et développement de diverses technologies qui en découleront serviront autant l’armée que la société civile.

Dans son communiqué de presse, la direction de la Défense évoque déjà trois types de technologies « dual-use » : environnementales, de traitement de l’information et des données ou encore de matériaux.

Les technologies environnementales permettront « d’optimiser l’utilisation d’outils cartographiques et l’analyse de données géo-spatiales, utiles à l’aide à la décision dans des situations d’urgence, ou encore pour optimiser la production, le stockage et la distribution d’eau potable dans les théâtres d’opérations extérieurs ».

Les technologies de traitement de l’information et des données serviront « en cas de catastrophes naturelles ou sur des terrains d’opérations extérieures, ainsi que dans la lutte contre les attaques "cyber" et le développement de solutions digitales pour la sécurité du transport de matières dangereuses ».

Enfin, les technologies de matériaux « et notamment le développement de matières composites, de matières avancés et de matériaux dits « intelligents » » ont été évoquées par la direction de la Défense, qui a pour objectif de dédier 2% de l’effort de défense national dans la recherche et le développement.