Une étude du Bureau d'analyse sociétale pour information citoyenne souligne des points qui font du secteur du l'édition le mauvais élève du développement durable. Entre mésestimation du coût environnemental et gaspillage de nombreux livres mis au "pilon", des pistes pour améliorer la situation sont étudiées, et attendues.

La fabrication du papier entraîne un fort coût écologique. En effet, selon le rapport, pour un euro de bénéfice généré par l'édition d'un livre, le coût environnemental et social qui s'y cache est de 75 centimes. L'absence de traçabilité de la matière première fait également que les citoyens comme les professionnels ignorent ce coût.

De plus, les grands groupes d'édition exigent aujourd'hui une rentabilité à court terme qui exige donc une offre souvent renouvelé en masse. De ce fait, de nombreux livres sont mis au "pilon", c’est-à-dire détruits car invendus.

Les différentes pistes étudiées pour que l'impact du développement durable soit plus fort dans le secteur de l'édition sont l'impression numérique, la mise en place de clauses environnementales et sociales imposées aux éditeurs sur l'achat de papier, afin également de relancer la production locale, et la réduction du taux de livre pilonnés. A ce sujet, le rapport conclut que "c’est la logique économique de rotation et d’occupation de l’espace qu’il faudrait revoir. Les éditeurs et les distributeurs sont les premiers concernés, mais il est peu vraisemblable qu’ils remettent en question les pratiques actuelles tant que la sensibilisation sur ce sujet ne sera pas plus importante en France".


Publié le 12 septembre 2017