Avec une action spectaculaire au Rond Point Raemerich à Esch / Alzette, des militants de Greenpeace Luxembourg et des militants spécialement venus de Belgique, d’Espagne et d’Allemagne appellent le ministre luxembourgeois de l’Economie, Monsieur Etienne Schneider, à exiger, lors les négociations sur le paquet “Clean Energy for all Europeans”, la promotion massive des énergies renouvelables et à se prononcer contre la promotion des énergies sales comme le charbon. Une trentaine de militants ont transformé le rond-point en un immense soleil grâce à de la couleur naturelle jaune. Au centre du rond-point, une bannière géante avec la demande "Go Solar!". Dans les semaines prochaines, les institutions de l'UE et les gouvernements nationaux décideront du futur système d'approvisionnement énergétique de l'UE et ainsi, de la contribution de l'Europe à la protection du climat.

« La conférence COP23 sur le climat est terminée, mais dans les semaines à venir, l’Europe doit prouver à quel point elle prend la protection du climat au sérieux. Notre approvisionnement en énergie ne doit plus rester dans les mains de plusieurs grandes entreprises qui produisent de l’énergie sale dans les centrales à charbon et les centrales nucléaires », explique Martina Holbach, chargée de la campagne climat et énergie chez Greenpeace Luxembourg. « Le potentiel des énergies renouvelables en Europe est énorme. Les citoyens, les coopératives d'énergie et les petites et moyennes entreprises sont prêts à produire de l'électricité à partir du vent, de l'eau et du soleil. Leur participation à la transition énergétique doit être renforcée. »

 

La Commission européenne, le Parlement européen et les États membres de l'UE négocient actuellement l'avenir du système européen d'approvisionnement énergétique. Ils prendront des décisions importantes dans les semaines à venir, notamment en ce qui concerne les énergies renouvelables, les subventions pour les combustibles fossiles et le fonctionnement du marché européen de l'électricité (2).

 

« Greenpeace est très préoccupée par la proposition actuelle de la présidence du Conseil, qui est incompatible avec les engagements européens en matière de protection du climat », déclare Martina Holbach. « La mise en œuvre de l'Accord de Paris nécessite une transition rapide de notre système énergétique à 100% d'énergie renouvelable. Plusieurs pays de l'UE bloquent cela. Ils veulent continuer à gaspiller l'argent public pour maintenir artificiellement, grâce à des subventions, une industrie de charbon mourante. »

 

« Le paquet Clean Energy for all Europeans est une opportunité unique d’adapter l'approvisionnement énergétique de l'UE aux futures exigences. Greenpeace demande au ministre de l'Economie, Etienne Schneider, de s’engager avec la plus grande vigueur auprès de ses collègues européens pour cette transition vers l’énergie propre », explique Martina Holbach.

 

Greenpeace appelle l'UE à intensifier ses efforts en matière de protection du climat en augmentant son objectif d'énergie renouvelable d'au moins 27% à au moins 45% d'ici 2030. En outre, l’Europe dit mettre fin à de nouvelles subventions pour les centrales à charbon et les centrales nucléaires principalement. Les citoyens européens doivent jouer un rôle important dans la transition énergétique : chaque citoyen devrait avoir le droit de produire sa propre énergie renouvelable, de la consommer et de la vendre à un prix équitable.

 

Au Luxembourg, le rôle du citoyen de l'énergie reste un défi. Ensemble avec des représentants de la plateforme Votum Klima ainsi que des représentants des municipalités et des coopératives énergétique, Greenpeace a rencontré début octobre le ministre de l'Economie Schneider afin de discuter les défis nationaux en matière d'énergie solaire.

 

À l'heure actuelle, les particuliers, les coopératives d'énergie et les municipalités qui souhaitent s'impliquer dans la production d'énergie solaire font face à plusieurs obstacles. L'expansion de cette énergie respectueuse du climat est ainsi sérieusement remise en question. On compte parmi les problèmes actuels, entre autres la non-rentabilité croissante des installations photovoltaïques, les coûts élevés de raccordement des installations photovoltaïque plus grandes, les obstacles administratifs et la réglementation inadéquate de l'autoconsommation de l'électricité renouvelable autoproduite (3).

 

« Il faut que les solutions possibles soient développées pour permettre le développement de l'énergie solaire au Luxembourg au plus vite afin de ne pas stagner dans les 2-3 prochaines années », commente Martina Holbach  suite à la réunion avec le ministre de l'Economie. « La production accrue des énergies renouvelables par les citoyens, les communes et les coopératives énergétiques doit également constituer un élément essentiel de la transition énergétique au Luxembourg. Exclure les citoyens de la transition énergétique ne serait  ni dans l’intérêt de la protection du climat ni en accord avec la stratégie Rifkin. »

 

Communiqué de presse par Greenpeace Luxembourg 

Photo : Joshua Marx - Greenpeace 

 


Publié le 20 novembre 2017