Le Plan d’action national (PAN) de réduction des produits phytopharmaceutiques a pour but de parvenir à une utilisation des produits phytopharmaceutiques compatible avec le développement durable.

Le PAN luxembourgeois, qui a son origine dans la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009, vise une meilleure protection de la santé humaine et environnementale ainsi qu’une réduction générale du recours aux produits phytopharmaceutiques.

Ce plan remplace une première version, envoyée à la Commission européenne en 2013.

Pour l’élaboration du nouveau PAN, le gouvernement actuel a mis en place un groupe de travail interministériel qui a pris en compte les avis formulés par les parties prenantes lors de la consultation publique en 2016.

"Il est vrai que cette approche a mis un peu plus de temps que prévu mais, au moins, on a un plan d’action national de réduction des produits phytopharmaceutiques digne de son nom", a souligné le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs.

Aux yeux de Fernand Etgen, il est préférable d’avoir un document de qualité en retard, que d’être dans les délais en ayant un projet déficient.

Objectifs généraux poursuivis par le PAN

Le plan d’action national fixe des objectifs et des délais clairs afin de parvenir à:

- une réduction de l’utilisation de 50% des produits phytopharmaceutiques jusqu’en 2030;

- une réduction de 30% des "big movers" ( produits phytopharmaceutiques les plus dangereux ou les plus utilisés) jusqu’en 2025;

- une mise en place d’indicateurs de suivi des quantités de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et de leur utilisation tant dans le domaine professionnel que non-professionnel;

- un développement et l’exécution de stratégies phase-out pour certaines substances actives (p.ex. Glyphosate) afin de guider les secteurs concernés dans cette démarche.

Mise à part les objectifs généraux, le PAN contient un volet consacré aux 25 mesures à mettre en place afin d’atteindre les objectifs en question.

Pour Fernand Etgen, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs, ce plan d’action national est un document approprié répondant aux ambitions d’une utilisation des produits phytopharmaceutiques moderne et respectueuse de l’environnement.

Dans 5 ans, un premier bilan sera tiré sur base d’indicateurs fixés et de données récoltées et le PAN sera adapté si besoin.

Lors de la conférence de presse ce matin, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs a cependant tenu à préciser que la réduction de produits phytopharmaceutiques  allait de pair avec une augmentation des frais de productions. "Si nous voulons que le PAN soit un succès, nous, consommateurs, devons soutenir la production régionale tout en étant prêts à payer un juste prix pour un produit de qualité!".

 

Communiqué par le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et de la Protection des consommateurs


Publié le 15 décembre 2017