AccueilActualitéAuto & MotoBMW refond sa Série 7 électrique: i7 2027, Neue Klasse et cockpit...

BMW refond sa Série 7 électrique: i7 2027, Neue Klasse et cockpit piloté par l’IA

BMW applique à sa berline amirale un traitement réservé aux produits stratégiques: une refonte technologique profonde, pensée pour installer la Série 7 dans l’ère Neue Klasse. Selon The Verge, le constructeur a présenté ce nouveau 7 Series lors d’événements à New York et Pékin, avec une promesse claire: faire du haut de gamme un laboratoire roulant, où l’expérience numérique et les fonctions d’assistance deviennent aussi centrales que la motorisation.

Car and Driver décrit une BMW i7 2027 lourdement rafraîchie, qui combine des codes de style Neue Klasse, une nouvelle architecture de batterie et une suite technologique de pointe. Derrière le discours, l’enjeu est concret: préserver l’avance perçue de BMW sur le terrain du luxe technologique, au moment où les berlines électriques premium se jouent autant sur l’interface homme-machine que sur les performances.

Neue Klasse arrive sur la Série 7, avec une architecture électrique revue

La bascule vers Neue Klasse n’est pas un simple relooking. The Verge rappelle que BMW a annoncé ce socle de nouvelle génération dès 2021, et que la question était devenue: quand cette technologie atteindrait-elle le vaisseau amiral? La réponse est maintenant donnée avec la Série 7 présentée sur cette plateforme, conçue pour supporter une approche plus logicielle du véhicule, des mises à jour à distance et une intégration poussée des assistants.

Sur l’i7, Car and Driver met en avant l’adoption d’une nouvelle chaîne de traction et d’une nouvelle batterie issues de la sixième génération eDrive, développée spécifiquement pour les véhicules Neue Klasse. Cette évolution vise à moderniser la base technique de la berline, pas seulement à ajouter des écrans. Dans la logique BMW, la plateforme doit aussi permettre d’industrialiser des briques communes sur plusieurs modèles, tout en gardant une différenciation forte sur les finitions et les services numériques.

Le mouvement est aussi esthétique. Car and Driver explique que BMW diffuse progressivement son langage de design Neue Klasse dans la gamme, et que l’i7 reprend des motifs déjà vus sur les premiers véhicules concernés. Motor1 évoque des retouches extérieures, avec notamment une calandre retravaillée et de nouveaux phares, plus une signature arrière remaniée. Le message est double: signaler visuellement la génération technologique, sans rompre avec l’identité de la Série 7.

Panoramic Vision et shy tech, BMW mise sur un luxe plus discret

Le changement le plus spectaculaire se joue dans l’habitacle. The Verge détaille l’arrivée de BMW Panoramic Vision, une nouvelle surface de projection située à la base du pare-brise, sur toute la largeur de la planche de bord. L’objectif est de déplacer une partie des informations dans le champ visuel, tout en évitant l’empilement d’écrans au centre. C’est une réponse directe à une critique qui monte dans le premium: trop d’écrans, trop de menus, trop de sollicitations.

Dans la même logique, BMW introduit ce que The Verge appelle le shy tech , une philosophie de design qui cache certains capteurs et éléments matériels jusqu’au moment où ils sont nécessaires, pour préserver une ambiance sereine et moins chargée. C’est un positionnement intéressant: au lieu de mettre en scène la technologie comme un spectacle permanent, BMW cherche à la rendre invisible quand elle n’apporte rien. Dans le haut de gamme, cette discrétion devient un marqueur de statut, au même titre que les matériaux ou l’insonorisation.

Car and Driver décrit aussi une nouvelle organisation de l’interface: les informations de conduite comme la vitesse et l’état de batterie se retrouvent directement devant le conducteur, tandis que des éléments liés aux médias et un avatar d’assistant numérique flottent au-dessus d’un grand écran central. Cette architecture traduit une hiérarchie des usages: conduite et énergie d’un côté, services et contenus de l’autre, avec un assistant qui s’interpose comme couche d’accès aux fonctions.

Écran 17,9 pouces et assistant vocal, le cockpit devient une plateforme logicielle

Le centre de gravité du cockpit se déplace vers le logiciel. Car and Driver mentionne un écran central 17,9 pouces au format hexagonal, chargé des fonctions d’infodivertissement. L’écran n’est plus seulement une interface, il devient l’élément structurant de l’habitacle, autour duquel s’organisent commandes, affichages et services. Cette évolution place BMW dans la même course que l’ensemble du premium: offrir une expérience cohérente, rapide, personnalisable, et surtout évolutive.

Sur ce point, The Verge insiste sur la présence de superbrains qui alimentent des fonctions avancées, dont un assistant vocal enrichi par l’IA. Le média cite notamment une intégration Alexa Plus pour la commande vocale, signe que BMW n’entend pas tout développer seul, mais composer avec les écosystèmes numériques existants. Pour le client, l’enjeu est l’usage: parler à la voiture, déléguer des réglages, retrouver une continuité entre smartphone, maison connectée et véhicule.

Cette stratégie suppose aussi une capacité à faire évoluer l’auto après l’achat. The Verge met en avant les mises à jour over-the-air, destinées à maintenir le logiciel à jour. Dans le luxe, cette promesse a une valeur particulière: elle protège la voiture contre l’obsolescence ressentie, dans un segment où le prix et l’image rendent la vieillesse numérique plus difficile à accepter que l’usure mécanique.

Assistance à la conduite, changement de voie et stationnement automatisé

La montée en puissance des assistances est un autre pilier de la refonte. The Verge cite des fonctions d’aide à la conduite comme les changements de voie automatiques et le self-parking. Sur une grande berline, ces systèmes répondent à des usages très concrets: manœuvrer un gabarit imposant en ville, réduire la fatigue sur longs trajets, ou fluidifier la conduite sur autoroute.

Pour BMW, l’intérêt est aussi compétitif. Les berlines premium se différencient de plus en plus sur la qualité de l’assistance, sa douceur, sa lisibilité et sa fiabilité perçue. La bataille ne se limite pas à avoir une fonction, mais à l’intégrer sans anxiété, avec une interface claire, des alertes bien calibrées et une reprise en main naturelle. La notion de shy tech s’inscrit aussi ici: rendre l’assistance présente sans qu’elle envahisse l’expérience.

Ce virage impose une informatique embarquée plus robuste et une architecture électrique capable d’absorber davantage de capteurs et de calcul. The Verge, en parlant de superbrains, suggère une centralisation du calcul, approche devenue clé pour déployer de nouvelles fonctions par logiciel et éviter la multiplication de boîtiers hétérogènes. C’est un chantier industriel autant qu’un choix d’expérience utilisateur.

i750 à 449 ch et i760 à 536 ch, BMW garde une hiérarchie de puissance

La technologie embarquée ne fait pas disparaître l’ADN de gamme. Car and Driver indique que les versions électriques à transmission intégrale à deux moteurs restent au programme, avec une hiérarchie claire: l’i750 est annoncée à 449 chevaux, tandis que l’i760 grimpe à 536 chevaux. Cette segmentation conserve une logique familière chez BMW: proposer un accès déjà très performant, puis une déclinaison plus puissante pour ceux qui veulent le sommet de l’offre.

Le choix du double moteur et de la transmission intégrale vise aussi la cohérence d’usage: motricité, stabilité et capacité à passer la puissance au sol, notamment sur une berline lourde et très coupleuse. Dans le haut de gamme électrique, la performance brute n’est plus l’unique argument, mais elle reste un marqueur de statut et un élément de confort, en particulier pour les reprises et les dépassements.

Motor1 souligne que les changements les plus significatifs se trouvent à l’intérieur, ce qui correspond à la stratégie générale: la motorisation demeure un socle, mais la valeur perçue se déplace vers l’interface, les services et la sensation de modernité. BMW tente donc un équilibre: conserver une proposition BMW en dynamique et en puissance, tout en adoptant une approche plus numérique du luxe.

Une Série 7 pensée comme vitrine, au moment où le luxe se joue sur l’interface

Le choix de transformer la Série 7 en démonstrateur Neue Klasse n’a rien d’anodin. Dans les grandes berlines, la clientèle attend une forme d’évidence technologique: affichage tête haute plus ambitieux, commandes vocales crédibles, aides à la conduite rassurantes, mises à jour régulières. The Verge présente le nouveau 7 Series comme un véhicule dont les systèmes avancés sont au cœur de la proposition, pas en option marginale.

Car and Driver insiste sur le caractère heavily refreshed de l’i7, et sur le fait que la mise à jour va au-delà du superficiel, avec une nouvelle architecture de batterie et de moteurs. Cette profondeur technique sert aussi un objectif d’image: montrer que BMW ne se contente pas d’ajouter des gadgets, mais refond la plateforme pour soutenir la prochaine décennie de services et d’évolutions logicielles.

Reste une question de fond pour le segment: dans une berline où le silence, le confort et la qualité perçue restent essentiels, jusqu’où pousser l’IA et l’automatisation sans transformer l’habitacle en salle de contrôle? Entre Panoramic Vision et shy tech, BMW semble répondre par une idée directrice: mettre la technologie partout, mais la montrer moins.

[devis_pac_form title="Votre devis gratuit"]

Navigation

Top Infos

Coups de cœur