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692 GW de nouvelles capacités, énergies renouvelables en 2025, production record, ce qui change pour la transition énergétique française

692 GW de nouvelles capacités renouvelables installées en 2025, soit une progression de 28% par rapport à l’année précédente. Ce record mondial confirme l’accélération de la transition énergétique malgré les tensions géopolitiques et les défis d’approvisionnement en matériaux critiques.

Les chiffres publiés par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) marquent un tournant historique. Jamais autant de capacités de production d’électricité verte n’avaient été déployées en une seule année. Cette performance dépasse les projections les plus optimistes formulées en début d’exercice, qui tablaient sur 540 GW additionnels.

Derrière ces statistiques se cache une réalité contrastée. Si l’élan global demeure intact, certaines technologies et régions affichent des dynamiques différenciées, révélatrices des nouveaux équilibres géoéconomiques à l’œuvre.

Le solaire photovoltaïque capte 73% des nouvelles installations mondiales

Avec 505 GW de nouvelles capacités, le photovoltaïque consolide sa position dominante. Cette technologie représente désormais 73% du total des ajouts renouvelables, contre 68% en 2024. La baisse continue des coûts de production explique en grande partie cette hégémonie : le prix moyen du kilowattheure solaire a chuté de 12% sur l’année.

La Chine demeure le moteur de cette expansion avec 190 GW installés sur son territoire national, soit 38% du total mondial. Cette concentration géographique soulève toutefois des questions d’approvisionnement pour les autres marchés. Les fabricants européens et américains peinent à rivaliser avec les coûts de production asiatiques, malgré les mesures protectionnistes adoptées de part et d’autre de l’Atlantique.

L’Inde confirme son statut de deuxième marché mondial avec 47 GW additionnels, suivie par les États-Unis (32 GW) et le Brésil (28 GW). L’Europe, pénalisée par des procédures administratives encore complexes, se contente de 42 GW répartis sur l’ensemble du continent.

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La montée en puissance de l’agrivoltaïsme constitue l’une des tendances marquantes de l’exercice. Ces installations, qui combinent production agricole et électrique sur la même parcelle, représentent désormais 8% des nouveaux projets solaires. La France, l’Allemagne et l’Italie mènent cette innovation, portée par des agriculteurs en quête de revenus complémentaires.

L’éolien terrestre freiné par l’acceptabilité sociale dans les pays développés

Avec 115 GW de nouvelles capacités, l’éolien terrestre enregistre une progression plus modeste de 15%. Cette technologie mature se heurte à des résistances croissantes dans les pays développés, où les sites les plus ventés et les mieux acceptés ont déjà été équipés.

En France, les recours juridiques ont retardé la mise en service de 2,3 GW de projets initialement prévus en 2025. Le délai moyen entre l’autorisation administrative et la mise en exploitation atteint désormais 7,2 ans, contre 4,5 ans en Allemagne et 3,8 ans au Danemark.

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À l’inverse, les marchés émergents affichent une dynamique soutenue. Le Mexique a installé 4,8 GW supplémentaires, l’Argentine 3,2 GW et le Vietnam 2,9 GW. Ces pays bénéficient d’espaces disponibles et d’une population moins sensibilisée aux nuisances sonores et visuelles.

L’éolien offshore maintient sa trajectoire ascendante avec 18 GW connectés au réseau, principalement en mer du Nord et en mer de Chine orientale. Les turbines de nouvelle génération, d’une puissance unitaire de 15 MW, permettent de réduire le nombre d’unités nécessaires pour un projet donné, limitant ainsi l’impact visuel depuis la côte.

L'hydroélectricité et la biomasse confirment leur rôle de complément
L'hydroélectricité et la biomasse confirment leur rôle de complément

L’hydroélectricité et la biomasse confirment leur rôle de complément

L’hydroélectricité ajoute 31 GW à son parc mondial, essentiellement via des projets de grande envergure en Asie et en Amérique latine. La Chine inaugure le barrage de Baihetan d’une capacité de 16 GW, tandis que le Brésil met en service trois centrales totalisant 4,2 GW.

Cette filière fait néanmoins face à des défis environnementaux croissants. Les sécheresses prolongées observées en Europe et en Californie ont réduit la production de 12% par rapport aux moyennes historiques. En parallèle, les projets de nouveaux barrages suscitent une opposition grandissante des associations de protection de la biodiversité.

La biomasse énergie gagne 23 GW de capacités supplémentaires, principalement en Europe du Nord où elle bénéficie d’un approvisionnement local en résidus forestiers. La Finlande et la Suède misent sur cette technologie pour compenser l’intermittence du solaire et de l’éolien durant les mois d’hiver.

Les biocarburants de deuxième génération, produits à partir de déchets agricoles et forestiers, représentent 60% de ces nouvelles installations. Cette évolution répond aux critiques sur la concurrence avec l’alimentation humaine, tout en valorisant des résidus jusqu’alors inutilisés.

Des tensions persistantes sur les matériaux critiques malgré les efforts de diversification

Cette croissance record s’accompagne d’une pression accrue sur les chaînes d’approvisionnement. Le lithium, essentiel aux systèmes de stockage, a vu son prix flamber de 34% sur l’année, malgré l’ouverture de nouvelles mines en Australie et au Chili.

Les terres rares nécessaires aux aimants permanents des éoliennes restent majoritairement contrôlées par la Chine, qui détient 87% des capacités de raffinage mondiales. Les tentatives de diversification menées par l’Union européenne et les États-Unis peinent à réduire cette dépendance à court terme.

L’industrie photovoltaïque fait face à une pénurie temporaire de polysilicium de qualité solaire, causée par la fermeture de plusieurs sites de production en Chine pour raisons environnementales. Cette situation a retardé la livraison de 12 GW de projets initialement prévus en fin d’année.

Pour 2026, l’IRENA anticipe une nouvelle progression des installations renouvelables, avec un objectif de 780 GW additionnels. Cette prévision reste conditionnée à la résolution des goulots d’étranglement logistiques et à l’amélioration des procédures administratives dans les pays développés.

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